Roman / Dans la guerre / Alice FERNEY / 2003

Dans cette rubrique, vous trouverez des livres sélectionnés pour leur intérêt réel ou supposé. Vos propositions seront les bienvenues.

Aujourd’hui un roman paru en 2003 : Dans la guerre d’Alice FERNEY

Ce roman nous emporte dans le vécu de la guerre au front tout aussi bien que dans un village des Landes ou une mère, sa belle-fille, son petit-fils vivent les années terribles vécues par leur fils, mari et père.

La guerre, son éternel recommencement, son lot d’obsessions tenaces, de souvenirs engendrés, de victimes. Après L’Élégance des veuves et Grâce et Dénuement, Alice Ferney revient sur un thème déjà bien emprunté dans la littérature, de Roland Dorgelès à Henri Barbusse, de Louis-Ferdinand Céline à Thierry Illouz : celui de la Grande Guerre. Vu de l’intérieur ici (d’où le titre), depuis l’ordre de mobilisation, un certain 2 août 1914, à l’armistice, le 11 novembre 1918. Entre ces deux dates, plongé dans les méandres du conflit, l’itinéraire d’un homme, Jules, paysan landais. Vont se succéder les jours de marche harassants, les refuges, le feu, l’amitié de compagnons d’infortune, les champs de bataille en Lorraine, la retraite de l’Est vers l’Ouest sur les bords de la Marne, le repli dans de petits villages, la fidélité des bêtes (qui fait pendant à une vie de chien), la routine de guerre, partagée entre l’intendance, le courrier, les cantonnements, les avant-postes, les secours et les relèves. Partout, la chair à canon dégouline, s’amplifie, ancrée dans l’horreur, enlisée dans l’effroi, pour s’achever sous forme de Croix de guerre, récompense futile, absurde, pas même capable de protéger des obus.
Alice Ferney suit son soldat à la trace, passe de l’infiniment petit (un homme au front) à l’infiniment grand (les vastes batailles), relate le quotidien des tranchées et celui des femmes restées à l’arrière, à la terre, dans l’attente. Un tableau entier de la Grande Guerre, pudique et sans pathos. –Céline Darner pour Amazon

Quatrième de couverture

Jules avait refermé la porte derrière lui. Il était resté quelques secondes l’oreille collée au bois, écoutant le silence qui s’était fait dans sa chambre. Il n’entendait rien. Alors seulement il était parti, et la bête soumise, blessée par chaque pas du maître qui s’éloignait, s’était mise à souffrir. Qui a le pouvoir de retenir un soldat ? Pas même la souffrance d’un coeur. Et pas un enfant. Et pas l’amour d’une femme. Que dire de celui dont la détresse sans mots est un silence ?

Alors les femmes restèrent seules. A. F.

Fiche de lecture : Voir dans dissertationsgratuites.com

La fiche du livre sur amazon pou information.

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